06.01.2009
I.2 - Les Résistances : situation politique
La situation de la Côte d’Ivoire, du moins de cet ensemble qui allait devenir la colonie française de Côte d’Ivoire en 1893, permet de fixer le cadre et le contexte historique de la conquête coloniale.
Le paysage ethnique est déjà fixé, des entités politiques, de dimensions et de structures variées, assurent la régulation des sociétés. La vie économique s’est adaptée à la nouvelle conjoncture créée par l’abolition de la traite négrière et le développement du commerce légitime basé sur les produits naturels. La présence française, encore sporadique et précaire, s’affermit avec la création de la colonie.
Les sociétés précoloniales connaissent deux grands types de systèmes politiques : les systèmes étatiques caractéristiques des Mandé et des Akan et les systèmes lignagers communs au Krou, aux Lagunaires et aux Mandé du Sud.
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24.12.2008
I - Les Résitances
« Vous êtes arrivés en Afrique, nous avions la terre et vous aviez la Bible. Vous nous avez dit : Fermez les yeux ! Écoutez-nous ! Quelques années plus tard, nous avons rouvert les yeux : vous aviez la terre et nous avions la Bible. » Desmond Mpilo Tutu
Voila comment pour beaucoup de personnes se déroula la conquête de l’Afrique noire par les puissances impérialistes européennes.
Cette période de l’histoire Africaine est, encore, malgré l’abondance des sources, relatée avec une simplicité mystificatrice, très loin de refléter la réalité du combat et des résistances qui se déroulèrent sur ce continent et qui finirent par se traduire par la défaite des africains, et l’imposition d’un ordre étranger et la sujétion politique de l’africain jusqu’aux années 1960.
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02.12.2008
SOFT POWER

La nouvelle équipe en charge de la politique étrangère du président élu M. OBAMA a été annoncé : Hilary Rodham CLINTON secrétaire d'Etat, Robert Gates secrétaire à la Défense - actuel secrétaire à la Défense de W. BUSH et qui appuya la tactique de "surge" du Gal. PETRAEUS en Irak dont le président élu M. OBAMA était un adversaire farouche prônant un départ rapide des GI's de Bagdad, le Général James Jones en tant que Conseiller à la Sécurité National et enfin la tristement célèbre - pour la région des Grands Lacs - Susan Rice en représentant permanent auprès de l'ONU, tout ce beau petit monde désigné par le très conservateur Wall Street Journal comme le "Obama's War Cabinet" , un changement dans la continuité, pour une "nouvelle aube du leadership américain" comme l'annonce M. OBAMA.
Par ailleurs le ridicule a été évité de justesse quand l'équipe de transition s'est aperçu que la nomination de Tom BRENNAN, qui fut tout au long de la campagne le conseiller de M. OBAMA sur les questions d'intelligence, à la tête de la CIA provoquait des remous dans le milieu universitaire et psychiatriques qui dans une lettre dénonçait son soutien aux méthodes de tortures et d'interrogations de l'administration BUSH dans sa "guerre contre le terrorisme". Tom BRENNAN fut contraint d'annoncer le retrait de sa candidature à M. OBAMA.
Cette nouvelle équipe incarne le retour de la doctrine du "Soft Power" ; aussi efficace, et dévastateur que la doctrine "WILSONNIENE" de BUSH mais plus insidieuse et moins directe que cette dernière, et qui fut la marque de fabrique de l'administration du président Williams Bill CLINTON.
C'est cette équipe, de vieux loups expérimentés et bellicistes pour la plupart, qui vont fournir les éléments et influencer la prise de décision du président OBAMA sur ces questions, comme les néos-cons RUMSFELD, WOLFOWITZ et CHENEY ont réussi à gagner à leurs causes W. BUSH.
Le choix de cette équipe est aussi à mettre en relation avec les critiques tout au long des primaires sur la naïveté du candidat OBAMA en matière de politiques étrangères et de la grande zone d'ombre sur ces questions pendant sa campagne. Le choix du colistier Joe BIDEN avait été un premier signe, qui a sans doute servir à faire taire ces détracteurs, mais a donné une orientation sur la prochaine politique. M. BIDEN est connu pour avoir rédiger un mémo sur la nécessité de quitter l'Irak pour mieux mener la guerre en Afghanistan et dans les zones tribales pakistanaises, car il estime cette guerre plus "juste". En regardant VOTEVIEW on voit bien que M. BIDEN, Président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, une des voix les plus influentes du Congrès dans ce domaine, n'incarne vraiment pas l'aile progressiste du Democrat Party dans ses votes.
Ensuite il fallait nommer quelqu'un à la forte personnalité pour tenir tête à M. BIDEN sur les questions étrangères et le choix d'Hilary répond à ce besoin. Une Hilary dont M. BIDEN est un grand admirateur, et qui aurait fait une meilleur Vice-President selon ses dires. Une Hilary qui a tout au long de la campagne portait les coups les plus sévères sur OBAMA en matière de politique étrangère, et en surfant dans ses campagnes publicitaires sur les stigmates du 9/11 avec le spot du fameux téléphone rouge.
Une Hilary dont le trait de caractère belliciste et impérialiste n'est un mystère pour personne, elle même dans un entretien au NY TIMES ne le cachait pas pour justifier son soutien à l'invasion irakienne :
" The United States’ security would be undermined if parts of Iraq turned into a failed state “that serves as a petri dish for insurgents and Al Qaeda,” she said. “It is right in the heart of the oil region,” she said. “It is directly in opposition to our interests, to the interests of regimes, to Israel’s interests.” "
Sur le plan de l'Afrique on va être très vite savoir si Hilary va aller dans le sens de l'AGOA de BUSH et intensifier encore plus ce cadre ou nous replonger dans les travers du Millenium challenge.
Le Général James JONES cet ancien Marine et commandant de l'OTAN était dans les petits papiers des 3 candidats (Hilary, Mc Cain et Obama) pour un poste dans la future administration, lui aussi comme GATES est un adepte de la tactique du Gal. PETRAEUS en Irak et s'oppose à un retrait rapide et s'inscrit dans cette longue tradition de généraux US formés pour préserver et propager la "PAX AMERICANA".
Susan RICE dont le mentor n'est autre que Madeleine ALBRIGHT; dans le corps diplomatique et son langage châtié, de cette jeune et brillante femme on loue son style directe et son franc parler, c'est un doux euphémisme pour éviter de dire qu'elle est grossière, arrogante, hautaine et brutale. C'est aussi une grande partisane de l'ingérence humanitaire -à géométrie variable (i.e en fonction des intérêts des firmes US), qui est son nouveau dada depuis le génocide Rwanda (elle était alors en charge des affaires africaines dans l'administration Williams B. CLINTON). KOUCHNER à enfin une alter ego auprès de qui plaider.
Ces nominations comme d'autres, montre que la nouvelle administration, du changement, ressemble de plus en plus à une administration CLINTON III : HOLDER (ex n°2 de RENO) à la justice, GEITHNER (un babies's RUBIN) au Trésor avec Summers (autre babies's RUBIN) conseiller économique spécial du président, S. RICE (élève d'ALBRIGHT) à l'ONU, Hilary au secrétariat, RAHM en chief of staff, les conseillers J. PODESTA et G. CRAIG et si on ajoute R. KLAIN et L. BROWN des proches de AL GORE, jamais rupture n'a paru aussi flagrant.
Le rêve de changement du peuple américain en portant ses suffrages sur M. OBAMA pour le moment ne se matérialise pas dans le choix des hommes et femmes de son équipe. ce chant, déclinait dans des slogans puissants, ressemble étrangement à une vérité politique ; cette chose qui se définit comme étant le degré inférieur de celui du mensonge.
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